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Maison de la Poésie Jean Joubert

Maison de la Poésie Jean Joubert

Le blog de la Maison de la Poésie Jean Joubert

Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout

Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland PécoutAutour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout
Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland PécoutAutour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout

Vendredi 15 novembre – 19h

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l'Evêque

78 avenue du Pirée -Montpellier 

Autour de Max Rouquette

Partenariat Maison de la Poésie Jean Joubert/ Amis de Max Rouquette

Soirée proposée par les amis de Max Rouquette à l’occasion de la réédition des Psaumes de la Nuit de Max Rouquette aux éditions Fédérop

La musicienne et chanteuse Cylsée chante les poèmes de Max Rouquette

Roland Pécout et Jean-Frédéric Brun lisent leurs propres textes (lectures bilingues)

Max ROUQUETTE, né en 1908 à Argelliers (Hérault), poète, prosateur et dramaturge en langue occitane, de renommée internationale, a été traduit en français et en de nombreuses langues. Il a continué l’élaboration de son œuvre jusqu’à sa mort, en juin 2005.Les éditions Fédérop viennent de rééditer les trois premiers recueils poétiques de Max Rouquette, sous le titre Les Psaumes de la nuit.

Cylsée : une présence, une voix cristalline, une jeune femme qui chante en plusieurs langues. Formée au chant médiéval au sein de l'ensemble Organum, et à différents chants populaires, corse, italien, géorgien, japonais, etc., elle recherche « la liberté dans la tradition ». “Elle fait vibrer les imaginaires où tous se retrouvent, dans les terroirs de la poésie, de la spiritualité, des causes justes, des récits initiatiques, traditionnels et contemporains.”  (F.M.Pons, Trad Mag). Elle s'accompagne à la guitare et au violon alto, et chante avec Goran Jurésic au bouzouki.

Elle a été fascinée par la poésie chamanique de Max Rouquette, découverte par hasard, et elle a choisi de chanter plusieurs poèmes pris dans Le Tourment de la licorne : De monts de sòm, Lo fraisse, Venezia en sos miralhs, Cançon del manidet blanc, L'Ariana et L'ombra messatgièra :

                                                              

Daissa la venir l’ombra messatgièra                                   Laisse la venir l’ombre messagère

Qu’a paupas camina e cèrca la lutz.                                    qui marche à tâtons cherchant la lumière.

Daissa la passar la paraula escura                                      Laisse la passer la parole obscure,

La canta espelida au sorne palús.                                         le cantique éclos au sombre marais.

 

Jean-Frédéric BRUN, qui travaille sur une biographie de Max Rouquette, a écrit 3 recueils de poèmes : Estius e secaresas / Étés et sécheresses (1979), Legendari de las Despartidas / Légendaire des Départs (2009) et Flors d'errança / Fleurs d'errance (2017). Ce dernier recueil porte en exergue quelques mots tirés de Amers de Saint John Perse : “où es-tu, dit le songe…”. À l'arrière-pays de la conscience, le songe parle. Les repères sont bien là, dans un pays connu par cœur : les rocs blancs et les crêtes éblouissantes de la Séranne, les combes de garrigue, les falaises et précipices, les étangs et les sansouires de la Petite Camargue, les étés secs, les hivers de neige dans la haute montagne savoyarde. Ils jalonnent l'errance et alimentent les sources du songe par le légendaire du désir et des fantasmes. Ainsi fleurissent les sécheresses dans l'imaginaire méditerranéen du désert et de l'oasis.

Roland PECOUT, après les poèmes de combat de Avem decidit d'aver rason  (1969), a publié 4 recueils : Poèmas per tutejar (Poèmes pour/à tutoyer) (1977), Mastrabelé (1999), Laissarem degun (Nous n'abandonnerons personne) (2006) et Coma un aubràs estrifat per l'auristre – Leberon (Comme un Arbre déchiré par la tempête – Luberon) (2016). Il aime dire des poèmes, les siens et ceux dont il partage l'esprit chaman, et a participé à des soirées de slam. Il a fait, depuis les années 60, du biais de viure – le mode de vie occitan – un combat. Il se reconnaît dans “l'arbre voyageur” cher à F. J. Temple, dans le paradoxe du “nomade enraciné”. Il cherche la poésie au cœur de la vida vidanta, la vie quotidienne des gens,  pour témoigner de ce que “la commune humanité nait dans la diversité”. Dans son dernier recueil, si le Luberon est “un microscome qui reflète la diversité du monde, ses joies et sa finitude”, il est aussi un lieu où se révèlent, dans la longue durée, les forces primordiales qui, alliées à celles de l'esprit, peuvent “déverrouiller l'Histoire”.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout
Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout
Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout

Dans le dernier numéro de la revue Europe, une belle note de lecture des Psaumes de la nuit de Max Rouquette (éditions Fédérop) par Jean-Claude Forêt.

Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout
Autour de Max Rouquette le 15 novembre: Cylsée, Jean-Frédéric Brun, Roland Pécout

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